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Diplômée de l’école des Beaux-Arts en 1999, j’ai travaillé dans le monde de l’architecture, et me suis spécialisée dans les monuments historiques au côté d’Yves Grémont pendant 15 ans, avant de retrouver la peinture en 2017.

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Ma recherche picturale a toujours évoqué la peau comme limite d’un monde intérieur au monde extérieur dans un va et vient sans cesse renouvelé par ces interstices. Mon travail pictural est au service d’une obsession : la dualité entre l’étendue et la perception intime, avec pour limite la peau ; comme l’évoque Paul Valéry : «Ce qu’il y a de plus profond en l’homme, c’est la peau ». Je peins une série de paysages inspirés par la nature, ses eaux, ses ciels, ses roches et ses bois, dans un prisme anthropomorphique : les courbes sont des corps, les pierres des os, l’air et l’eau des fluides.

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Le plus grand incendie de l’été 2021 se déclare dans la plaine des Maures. La moitié de la réserve naturelle sera dévastée ; les pertes seront lourdes ; à nouveau un incendie aura provoqué un profond traumatisme dans cette région. Présente lors de l’incendie, cet évènement va complètement bouleverser ma pratique picturale. Je comprends alors la nécessité de témoigner du lieu, du moment, de son histoire et veux le montrer au plus près de son réel.

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Je décide alors d’aller prélever le noir de fumée et d’en faire le coeur de ma préoccupation de peintre. Récolter la matière sur le lieu de l’évènement, piler les morceaux de bois calcinés, fabriquer le pigment et l’utiliser comme sujet, comme trace et témoignage, devient l’objectif premier. Dès lors ma peinture va radicalement changer avec cette nouvelle contrainte. Le lieu sera la source de mon inspiration mais de manière très concrète par prélèvement et dans le sens de son histoire.

© 2022 par Audrey Chevalier. Tous droits réservés.

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